dimanche 22 septembre 2013

XVIII. Discrimination Positive et Femmes en Islam




A. Introduction :

Un des domaines des moins connus concernant l'islam, est que la femme y dispose du droit de travailler, ainsi que de posséder des biens matériels propres à sa seule personne sans avoir de devoir d'en dépenser, y compris pour ses propres enfants. L'homme a seulement le droit d'hériter d'une partie de ses biens en cas de décès. En cas de séparation, il convient donc de déterminer et convenir du partage des biens communs acquis après la vie commune. En outre, le Coran et les hadiths les déchargent complètement de leur propre entretien financier alimentaire, vestimentaire et de logement.


B. Travail, profession et carrière :

Comme expliqué plus haut dans un autre article, la femme dispose de même de l'occasion de négocier parmis les conditions de mariage le droit d'exercer sa profession. Nous avons vu que dans l'islam primitif, les femmes exerçaient des professions rémunérées ou non et appuyé cela par le Coran. Et avions souligné qu'elles exerçaient à l'époque en tant que coiffeuses, guérisseuses, accoucheuses, ... Dans le cas de la convention d'exercer leur profession après le mariage, celle-ci pourra exercer en paix sa spécialité. Le Prophète dit ainsi un jour à ce propos : " Les conditions les plus dignes à être respectées sont celles convenues lors de l'acte de mariage. " 

al-Buhhari explique dans son Sahih-ul Jami, que les femmes peuvent exercer leur métier, y compris soigner des hommes. 


C. Discrimination positive :

Dans le cas où les règles du Coran seraient appliquées littéralement, une discrimination positive en faveur des femmes surgirait. Ainsi, le droit de travailler tout en bénéficiant du droit d'être entretenue financièrement entièrement par son époux montrerait combien le Coran protège le sexe faible. Par ailleurs, la femme a le droit de demander en outre des domestiques pour se charger de leurs besoins personnels. Et l'exemple du Prophète envers ses épouses constitue un exemple riche d'enseignements sur ce plan.


D. Une société saine :

Partageons une anectode vécue pour aborder ce chapitre... Un jour, tandis que nous discutions au sujet du travail de la femme avec un ami musulman, celui-ci soutenait que l'occupation des enfants était une tâche à part entière. Ce qui est parfaitement vrai. Je lui demandai quant à moi ce qu'il préfèrerait en cas de grossesse de son épouse : un gynécologue mâle ou une femme. Et il répondit honnêtement : " une femme ". Je lui dis alors : " Pourtant, cette femme devra quitter son lit, peut-être de nuit, pour faire accoucher son épouse. Et elle serait également une femme, mais qui travaille. ". Cela l'a fait réfléchir, et il a admis que mon raisonement était juste. Et de fait, dans une société saine, il faudrait des femmes médecins comme des hommes, et que chacun puisse s'épanouïr et évoluer dans sa carrière professionnelle. Or, il est parfaitement autorise en islam, qu'un homme fasse accoucher une femme, si il est qualifié pour cela. Tandis que la femme peut exiger des domestiques et garde d'enfant à son époux si elle compte exercer sa profession. Rien n'est binaire, ni noir ou blanc...


E. Divorce :

En cas de séparation, la femme peut avoir été prévoyante et avoir covenu la façon de partager les biens communs lors de l'acte de mariage. Sachant que si elle a acquis des biens en travaillant, elle est totalement propriétaires de ceux-ci en cas de séparation conjugale. Or, point de vue jurisprudentiel, rien ne lui est attribué des biens de son époux si elle a choisi de ne pas travailler. En sorte que si celle-ci n'a pas prévu sa situation en cas de divorce, elle sera vouée à rester à la charge de ses père, frères ou oncles comme un fardeau. Dans un contexte social islamique, il incombe en réalité une certaine allocation garantie par l'état le cas échéant. Cependant, dans un état à l'économie faible, la femme n'a aucune garantie solide assurée et ce système s'avère insuffisant sur ce plan dans la pratique. C'est-à-dire qu'en cas de divorce, l'état assure un revenu minimal garanti (au cas où elle n'a pas de proche parent pouvant se charger d'elle), étant en droit de bénéficier d'un soutien financier de l'état, qui ne pourra lui être accordé concrètement : et ceci justifie que son époux qui est le seul à avoir un devoir financier conjugal se retrouvait à garder les biens acquis en cas de séparation si la femme ne travaillait pas.  Mais dans le cas de l'application du contrat de mariage suggéré plus haut, elle sera assurée de disposer de quoi se prendre en charge. Par ailleurs, si cette pratique se généralise, à terme cela constituera un nouvel usage dont seront tenus les coulpes à l'avenir sans démarche à faire en particulier.

 

samedi 21 septembre 2013

XVII. Serrer la Main d'une Femme



A. Introduction :


Un autre sujet au sujet de la femme dans l'islam primitif méritant notre attention est la question de la prétendue interdiction de serrer la main d'une personne du sexe opposé. Quoi que cela soit prohibé par les écoles de jurisprudence existentes, il n'existe pas un hadith sain l'interdisant clairement. Il semblerait que cette appréhension vienne de ce que certains hadiths affirment que lors des serments d'allégences, Muhammad n'aurait pas serré la main des femmes mais accepté leurs serments verbalement.



Nous ne connaissons aucune interdiction formelle au sujet de l'interdiction de serrer la main d'une femme.
Même pour le cas d'une personne embrassant une femme, faire de bonnes actions est considéré comme suffisant pour se racheter.


B. Hadiths :

1. Umm Atiyyah rapporte : " Nous avons fait serment d'allégence au Messager. Sur ce,  il nous a récité le verset "Qu'elles n'associent rien à Allah..." (Mumtahinnah). Il nous a ensuite interdit les lamentations au sujet des défunts, et l'une d'entre-nous (elle-même) lui demanda : ' Une telle avait pleuré pour un de nos défunts, puis-je lui rendre juste cela ? ', et le Messager reffusa, et elle retira la main et s'en alla. Plus tard elle revint et prêtât serment d'allégence." (al-Bukhari, Kitabu'l Ahkam.)

2.  Ummu Atiyyah rapporte : " Lorsque le Prophète arriva à Yathrib il fit rassembler les femmes des Ansar dans une maison et leur envoya Umar. Umar arriva à la porte de la maison, salua et transmis les salutations du Prophète, puis dit : " Je suis le messager du Prophète envoyé pour vous. " Elles dirent : " Salut au Prophète et son messager. " Umar dit alors : " Faites serment que vous n'associerez rien à Allah, ne commettrez pas la fornication, ne tuerez pas vos enfants, ne calomnierez point, ne contreviendrez pas aux usages et au Messagez. " Les dames dirent alors : ' certes ' et ont sorties les mains dehors en vue de prêter serment, et lui leur allongeait la main. Finalement il dit : " Allah, sois témoin. ". (ibn Sa´d, Tabqkatu´l-kubra ; Ahmad ibn Hanbal, Musnad.)

3. Aicha rapprte : " Une femme allongea la main de derrière une cloison pour prêter serment d'allégence, le Messager attrappa sa main et demanda : ' Je ne sais pas, est-ce là, la main d'un homme ou d'une femme. ' La femme répondit : ' C'est la main d'une femme. ' Alors le Prophète dit : ' Si tu étais une femme, tu aurais changé la couleur de tes ongles. '. " (abu Dawud ; Nesai, Zinah.

وعن عائشة رَضِيَ اللَّهُ عَنْها قالت:  أوْ مَأَتِ امْرَأةٌ مِنْ وَرَاءِ سِتْرٍ بِيَدِهَا كِتَابُ إلى رَسُولِ اللَّه ، فَقَبَضَ  يَدَهُ فقَالَ: مَا أدْرِى أيدُ رَجُلٍ أمْ يَدُ امْرَأةٍ؟ فقَالَتْ: بَلْ يَدُ امْرَأةٍ، فقَالَ: لَوْ كُنْتِ امْرَأةً لَغَيَّرْتِ أظْفَارَكِ، يَعْنِى بِالْحِنَّاءِ . إخرجه أبو داود والنسائى

4. Aicha a dit : " Non, par Allah, le Prophète n'a point touché la main d'une seule femme lors du serment d'allégeance, il les a acceptées verbalement.”  (al-Bukhari, Ahkam ; ibn Maja, Jihad.)

* Il semblerait que ce hadith constitue la source des inquiétudes touchant la poignée de main entre personnes de sexe opposé. Or les deux hadiths cités plus haut ne justifient pas ce hadith, car il semblerait que tantôt le Messager touchat tout de même la main de certaines des femmes.

5.  Aicha rapporte : " La main du Messager n'a jamais touché la main d'une femme, le Prohète a fait le serment verbalement. "  (Qurtubi.)

* Le mot "jamais" est d'Urwah, et diffère de la variante citée plus haut. 

6. Umaymah bint Rakika dit : " Le Messager n'a pas serré nos mains lors du serment, mais dit : - ' Allez donc, nous avons fait le serment, le serment que j'ai fait avec l'une de vous est comme un serment fait avec vous toutes. " (Tabari.). 

 7.  " Je ne serre pas la main des dames." Ce que je compte dire à cent femmes est identique à ce que je dis à une seule. " (Nesai, Bay'ah ; ibn Maja, Jihad.)

* Ce témoignage est une variante du récit précédant. L'ajout : " Je ne serre pas la main des femmes " est un rajout. 


C. D'autres exemples de hadiths :

1. " Que l'on enfonce une pointe en fer dans la tête de l'un d'entre vous est meilleur pour lui que de toucher (mass) une femme qui ne lui est pas permise. " (at-Tabarani et al-Beyhaqi.)

* Ce hadith ne parle pas de poignée de main, mais utilise le terme toucher "mass" désignant en langue arabe les relations charnelles, comme visible dans certains versets du Coran : (Cor. 4:43), (Cor. 3:47) ou (Cor. 2:237).

2. ibni Mas’ud dit : " Un homme ayant embrassé une femme vint au Prophète lui dire son péché. Le verset : ' Prie dans les extrémités de la nuit et du jour, car les bonnes actions effacent les mauvaies. ' : (Cor. 11:114). L'omme demanda : - ' Est-ce propre à moi ou général ? '. Le Prophète lui dit : - ' C'est ainsi pour toute la communauté.' " (al-Bukhari, Mawaqit, Tafsir ; Muslim, Tawbah.)

3. Asma bint abu Bakr a rapporté qu'elle travaillait dans les champs lorsque Zubayr l’avait prise pour épouse, ils n’avaient pas de biens… Elle explique  : " Je pétrissais de la farine, mais je n’étais pas habile à préparer le pain, des voisines, des femmes des Ansars me les faisaient, car elles étaient des amies… Un jour en transportant des récoltes, je rencontrai Muhammad accompagné de plusieurs de ses amis, il m’appela fit s’agenouiller son cheval, et me fit monter en croupe derrière lui. Elle expliqua cela ensuite à son mari : 'J’ai eu honte car je sais comme tu es jaloux', ce à quoi Zubayr répondit : 'Par Dieu, il m’est moins pénible de te savoir en croupe derrière lui, que de te voir porter cette charge sur la tête'. Asma expliqua que cela dura jusqu’à ce qu’abu Baqr lui offre un cheval." Muslim rapporte cela avec ce même titre. Ce récit transmis par Asma et retenu avec ce titre par Muslim témoigne que la question de la mixité n'était pas instituée à leur époque, en sorte que ce récit était cité comme une autorisation pour les femmes fatiguées à monter en croupe derrière un homme. 


D. Poignée de main avec une personne du sexe opposé dans l'islam primitif : 

Dans l'islam primitif et parmis les premiers fidèles, nous ne trouvons aucune interdiction formelle à serrer la main d'une personne du sexe opposé. Lorsque nous lisons les récits invoqués entre les lignes, il ne ressort pas que cela aurait été interdit.

Et en effet, abu Bakr est rapporté comme ayant serré la main de dames âgées en plusieurs occasions. (Mawqsili, al-İkhtiyar.) De même, Mariyani rapporte dans son  al-Hidayah qu'Abdullah ibn Zubeyr faisait appel aux premiers soins d'une dame âgée, qui massait ses pieds et grattait sa tête. (Margiyani, al-Hidayah.) Cela n'est possible que parceque cela n'était pas prohibé. Si c'était interdit, ils s'en seraient très certainement abstenus strictement.

vendredi 20 septembre 2013

XVI. Les Femmes Vont-Elles sur Les Bords des Chemins



A. Introduction :

Une chose attribuée au Prophète est la prétendue interdiction aux femmes de circuler au milieu des chemins. Cela est un artéfact d'un problème ponctuel résolu par le Prophète. L'incident débutât dans les rues très exiguës de Yathrib, lorsque des femmes bloquèrent un jour la voie à la sortie de la Mosquée du Prophète en discutant entre-elles ou marchant trop lentement par rapport aux mâles.



Les rues de la vielle Yathrib étaient exiguës, et cet incident survint dans ce contexte précis... Il fut demandé aux dames de circuler sur les bords du chemin et de ne pas gêner la circulation.


B. Hadiths erronés :

ibn Umar dit : " La femme ne peut pas sortir en dehors de ses besoins, et n'a droit qu'aux bords des chemins et point au milieu des chemins. " (Kanz al Ummal.)

Abu Amr ibn Hamas et abu Hureyre transmettent de façon marfu : " Le milieu des chemins n'est pas pour les femmes. " 

* Ces hadiths contiennent des transmetteurs faibles et ne parviennent pas jusqu'au Prophète. Leur source est l'incident cité juste plus haut. 


C. Hadith d'ibn abi Asyad :

C-1. Les femmes obstruent le chemin de sortie de la mosquée :

Hamza ibn abiAsyad al-Ansari rapporte de son père, le Prophète dit aux femmes occupant et bouchant le chemin de sortie de la mosquée : " Circulez, ne gênez pas ainsi le passage. Prenez les bords des chemins. " Sur ce, les femmes se mirent à frôler les murs au point que leurs habits s'accrochaient aux murs. " (Sunan abu Dawud.)

عن أبي أسيد الأنصاري عن أبيه أنه سمع النبي صلى الله عليه و سلم و هو خارج من المسجد , و قد اختلط الرجال مع النساء في الطريق فقال رسول الله للنساء ( استأخرن فإنه ليس لكن أن تحتضن الطريق , عليكن بحافات الطرق ) فكانت المرأة تلصق بالجدار حتى إن ثوبها ليعتلق بالجدار من لصوقها به .


C-2. Le Prophète attent la sortie des dames, et leur accorde la priorité :

" Aorès la prière, le Prophète restait assis jusqu'à ce que les femmes soient parties les premières. ibn Chihab dit : " Nous voyions, et Dieu est plus savant, qu'il attendait que les femmes aient pris de l'avance en sorte de ne pas s'accrocher aux hommes sur les chemins. " 

كان الرسول صلى الله عليه وسلم إذا سلم , قام النساء حتى يقضي تسليمه , ومكث يسيرا قبل أن يقوم . قال ابن شهاب فأرى - والله أعلم - أن مكثه لكي ينفذ النساء , قبل أن يدركهن من انصرف من القوم .

* Ce hadith rapporté par al-Bukhari montre que pour éviter aux femmes de frôler les murs, le Prophète leur laissait le temps de prendre de l'avance. Il apparait clairement que cela a succédé l'incident mentionné plus haut.


C-3. Le Prophète attribue une entrée propre aux femmes :

Finalement, le Prophète attribua une porte de la Mosquée propre pour les femmes. ibn Umar rapporte : Le Messager dit : " Laisserions-nous une porte propre aux femmes ? " Nafi rapporte : " A partir de ce moment, ibn Umar n'employa point cette porte-là jusqu'à sa mort. " (abu Dawud.)

Malgré ces preuves montrant que les femmes sortaient de chez-elles du temps du Prophète, l'esprit sexiste et patriarcla les a progressivement condamnées à un enfermement à domicile à perpétuité d'une façon totalement incompatible avec les usages dans l'islam primitif.


D. Tentative d'éloigner les femmes des mosquées : 

Umar ibn al-Khattab envisageat d'interdire les mosquées aux femmes après le décès du Prophète. Mais s'en absint se rappelant de la prohibition formelle du Prophète de les en priver. Le prophète Muhammad avait même attribué une porte propre aux femmes. Aïcha aurait dit : " Si le Messager avait vu les changements chez les femmes, il leur aurait interdit les mosquées, comme cela est le cas chez les enfants d'Israël. " (al-Bukhari.) Cela est néanmoins son avis personnel. 

Nous avons après une analyse historico-critique, une approche moderne réfutable, soutenu et montré que la question de la circulation des dames sur les bords des chemins est une extrapolation d'un incident ponctuel, qui plus est résolu par le Prophète à l'époque. Cet incidant ayant été extrapolé au point de leur interdire jusqu'à l'interdiction de sorties constitue un point caractéristique des mentalités ayant structuré le satut de la femme dans la culture musulmane postérieurement au Prophète.

1) Les femmes encombrant les chemins étroits de Yathrib à la sortie de la Mosquée, le Prophète leur demanda de circuler et d'emprunter les bords des chemins en sorte de ne pas déranger le passage... 
2) Le Prophète trainait depuis lors à sortir de la mosquée en leur donnant de l'avance en vue de rentrer plus aisément. Et leur attribuât une porte propre interdite aux mâles.

3) Or, après le décès du Prophète, les sorties furent interdites aux femmes en dehors des nécessités.

4) Une tentative de leur interdire les visites des mosquées fut avorté comme le Prophète avait pensé à prohiber de les en empêcher de son vivant.

5) Le hadith d'abu Dawud s'est répandu, les sorties des femmes fut strictement interdit en dehors des strictes nécessités, alors que même les épouses du Prophète sortaient, comme par exemple Aïcha qui participât à l'expédition pourchassant les meurtriers d'Uthman ibn Affan. 

E. Des groupes de femmes au milieu des hommes : 

Le conseil du Prophète aux femmes de circuler à leur vitesse en empruntant les bords des chemins étroits de Yathrib en vue de leur éviter des contacts physiques dérangeantes avec des hommes, et ne pas gêner le passage est explicite et clair. Cela ne constituant nullement l'intention de leur interdire les milieux des chemins. Dans le cas où cela serait pratiqué à la lettre, dans les marchés, rayons et magasins, l'accès des hommes aux marchandises en serait simplement dérangé. En réalité, cela tient d'un simple incident dans les ruelles étroites de Yathrib que le Prophète a résolu à l'épque. Par ailleurs, dans les grandes mosquées, des groupes de femmes se trouvent régulièrement au milieux d'hommes. Cela est un artéfact des usages du temps du Prophète qui se sont conservées, malgré les multiples manipulations jurisprudentielles et théoriques visant à progressivement confiner les femmes chez-elles dans un genre d'incarcération à domicile à perpétuité.


F. La Mosquée du Prophète et l'Enceinte de la Ka'ba témoins historiques :

La grande mosquée du Prophète à Médine et la Mosquée Sacrée de la Mecque ont de tout temps continué à être visités de façon mixte et ce depuis le vivant du Prophète à ce jour. Cela est la preuve matérielle historique de l'évolution des usages après le décès du Prophète, qui n'ont pas eut l'autorité de déformer l'usage du Prophète en personne au coeur du monde musulman même, du moins jusq'à ce jour.
 
 
Sur cette vue de l'enceinte sacrée de la Mecque, nous voyons les dames et les hommes de façon mixte, cet usage se perpétue depuis l'époque du Prophète et a résisté aux changements d'usages, témoignant de l'usage du temps du Prophète.


jeudi 19 septembre 2013

XV. Conditions Spécifiques et Contrat de Mariage



A. Conditions spécifiques et acte de mariage :

(4:24) : " (...) il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos biens et en concluant mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d’elles, donnez-leur leur dot comme une chose due. Il n’y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation du dot. Car Allah est, certes, Omniscient et Sage. "

D'après al-Bukhari le Prophète a dit: " Les conditions les plus dignes à être respectées sont celles conclues lors de l'acte de mariage. " 






B. Occasion d'imposer ses conditions propres : 

L'acte de mariage est le fondement et le noyau des relations conjugales. Cela est une occasion pour discuter, débattre et négocier ses conditions pour le devenir du couple. Il y a là des points très importants et à ne pas négliger qu'il faut souligner.


B.1. Polygamie :

Le Coran accorde, il est vrai la polygynie aux mâles. Dans tous les cas, il est juste et bien avisé que la femme s'enquière à savoir avant la conclusion éventuelle d'un mariage des intentions du candidat et de savoir s'il envisage d'autres mariages, et de conclure avec lui de se séparer d'elle en cas de souhait de contracter un autre mariage. Cela ne signifie pas qu'elle le prive d'un droit. Parceque la polygamie n'est pas une une obligation mais une possibilité. Par conséquent, le fait que l'homme ait la possibilité de choisir en toute liberté d'accepter ou non cette condition fait que cela est islamiquement licite et il incombera à celui-ci, s'il a accepté cette condition en toute liberté de s'y plier de façon intègre. 


B.2. Partage des biens en cas de séparation :

La femme devra de même convenir au sujet du partage des biens en cas de séparation. Par exemple, ils peuvent convenir de prendre chacun ses biens sur base de preuves d'achat, ou de partager équitablement les biens acquis après le mariage. Quant à la charge d'allocations pour les enfants communs, cela incombe à l'époux selon le Coran. Quoi qu'il soit en principe légitime que la femme puisse décider d'assumer la charge des enfants si elle est financièrement bien située, il n'est pas concevable que le futur époux pose comme condition de mariage que ce soit la femme qui se charge des enfants communs potentiels en cas de séparation. Car la prise en charge des enfants n'est pas un droit de l'époux comme cela est le cas pour la polygamie, mais un devoir.


B.3. Liberté d'appliquer sa profession : 

Les femmes peuvent travailler selon l'islam, or, si l'épouse est par exemple docteur, celle-ci devra être disponible à tout moment, et à chaque seconde une urgence médicale pourra se présenter. Son époux peut ainsi être dérangé par le fait qu'elle est continuellement occupée par sa profession au détriment du temps imparti pour sa famille, tandis qu'il devra être compréhensif pour sa carrière professionnelle. Pour cette raison, avant que cela ne conduise à des malentendus, il est bien avisé d'en discuter lucidement avant de s'engager à une vie commune. De même, les visites d'amies et activités devront être discutées dès le commencement en sorte d'éviter les disputes inutiles en agissant de façon prévoyante, comme des adultes responsables. 


B.4. Tâches ménagères :

De même, la femme aura l'occasion d'exiger des cuisinières et domestiques pour la gestion de ses besoins personnels, ainsi que d'une nourrice. 


B.5. Vestimentation :

Par ailleur, elle est en droit d'exiger de son futur époux de lui assurer des habits comme toutes les femmes de leur région, même si elle travaille, car le Coran impose cela à l'époux.


Note :

Nous avons ici abordé les points clés que nous estimons les plus importants. En fonction des attentes et nécessités, la femme peut poser comme conditions toute chose à la condition de ne pas contrevenir à un devoir ou un interdit formel. Le fait que les candidats seront entièrement libres d'accepter ou non ces conditions ne contrevenant pas aux devoirs ou interdictions, en cas d'acceptation il sera tenu de s'y conformer en toute honnêté. Puisqu'il est licite de demander à une personne de renoncer à des droits de façon libre et consciente. A la condition donc que ces critères ne contreviennent pas à des devoirs formels ou des interdits catégoriques. 

Dans le cas de figure ou ce type d'actes de mariages se multiplieraient, cela s'instituerait progressivement comme des moeurs et usages, et ces règles s'enracineront comme des règles d'usages, en sorte que même si ces conditions ne sont plus mises par écrit, en cas de litiges, ceux-ci constitueront désormais des critères morales en justice. Ces critères seront entérinées comme des règles et des usages culturels, et les époux seront tenus de s'y appliquer ou d'éventuellement poser des conditions  dérogatives lors de l'acte de mariage. Puisque le Coran institue les moeurs comme critères à suivre en cas de litige : (7:99). 

mercredi 18 septembre 2013

XIV. Femme et Tâches Ménagères




A. Introduction :

Un sujet peu connu et dérangeant beaucoup de musulmans est la question de la femme et des tâches ménagères. Et c'est bien là un sujet touchant les femmes qui a été en général traité assez justement par les juristes musulmans. Selon trois des écoles sunnites, les tâches ménagères n'incombent en effet pas aux femmes. Penchons-nous dans ce billet sur ce sujet dérangeant. 


B. Hadiths :

B-1. Le Prophète a mangé du pain en de rares occasions et assurait l'alimentation de ses épouses :

Anas rapporte : " Le Messager portait de modestes habits en laine, et des sandales raccommodées. " Anas a aussi rapporté : " Le Messagé a mangé du plat nommé "bachi" et porté des habits raides " (Celui qui transmet d'Anas a demandé : " Le bachi c'est quoi ? " Celui-ci expliqua : " De l'orge grossier, que la personne ne peut avaler qu'à l'aide d'une gorgée d'eau. " 

Aïcha rapporte : " Le Messager n'a pas mangé deux jours consécutifs du pain d'orge. " (al-Buhari, Muslim.)

Aïcha dit un jour à Urwa, un neveu : " Par Dieu, ô fils de mon frère, nous voyions la nouvelle lune, ensuite une autre lune, ensuite une autre, et observions trois nouvelles lunes sur une plage de temps de deux longs mois sans que ne fume une cheminée dans la demeure du Messager. " Sur cela, Urwa dit : " Ma tante, dans ce cas que mangiez-vous alors ? " . Aïcha lui répondit :." Les deux choses sombres, les dattes et l'eau. Seulement, des voisins médinois avaient du bétail, et envoyaient tantôt de leur lait au Messager dont nous buvions alors.. " (al-Bukhari, Hiba ; Muslim, Zuhd ; Ahmad ibn. Hanbal.)

abu Said el-Makburi transmet d'abu Hurayra, qu'ils ont croisé un jour une tribu, et ont vu un mouton rôti. Ils ont été invités à en manger. Celui-ci s'abstint d'en manger en disant : " Le Messager a quitté ce monde sans manger du pain d'orge à satiété ". (al-Bukhari.)


B-2. Le Prophète apportait à manger à sa famille : 

" Je ne voudrais pas te laisser dans la faim, mais j'ai donné les aliments aux démunis d'Ashab al-Suffa. Cependant j'ai renvoyé une personne t'apporter également de quoi manger. " (Ahmad.)

B-3. Le Prophète participait à toutes les tâches ménagères :

Un jour une personne demanda à Aïcha : " Quelles étaient les occupations du Prophète chez-lui ? " Aïcha lui répondit : " Il aidait la personne demandant de l'aide, et était perpétuellement au service de sa famille." (al-Bukhari.)

" Il réparait ses sandales, raccommodait des habits... ".

" Il était un homme comme les autres : lavant ses habits, trayant le bétail, et exécutant ses propres besoins. "


B-4. Muhammad préparait des plats et des desserts :

De mêmen il est rapporté que le Prophète a préparé du tharid à base de pain et de viande, ainsi qu'un désert nommé sawik, base de lait et de miel. 


C. Se charger des besoins des épouses incombe à l'homme :

Nourrir son épouse est une tâche de l'homme, c'est lui qui est chargé d'assurer un plat chaud à celle-ci. La majorité des savants soutiennent que les tâches ménagères n'incombent pas à la femme. Certains autres défendent l'idée que cela revient aux femmes. En réalité, aucun verset ou hadith sain n'attribue ces tâches aux femmes. Au contraire, il existe des hadiths témoignant de la participation aux tâches ménagères des mâles, et pouvons lire que beaucoup avaient des servantes et esclaves pour s'occuper de ces tâches.  

Les savants expliquent : " La base, c'est de bien agir envers les femmes. Et agir à l'exemple du Prophète, en se chargeant de leurs besoins quotidiens, alimentation, logement et vestimentation. En outre, la nature et la quantité de la nourriture sera déterminée selon les usages sur place. " (ar-Rawda an-Nâdiya, Albani.)


D. Le droit d'exiger des domestiques et ménagères : 

Même les juristes les plus sévères envers la gent féminine écrivent que si la femme a été élevée dans une famille aisée disposant de domestiques et cuisinières, leur époux doit leur assurer le même confort après le mariage. Soulignant qu'en les épousant, leurs maris savaient qu'elles ne sont pas habituées à exécuter de telles tâches. Considérant donc les moeurs et usages en vigueur comme déterminantes à ce sujet. Or, à ce sujet ni le Coran, ni les hadiths n'attribuent ces tâches aux femmes. 

mardi 17 septembre 2013

XIII. Travaux Féminins dans L'Islam Primitif

A. Des exemples de travaux exécutés par les dames du temps du Prophète : 

A-1. Agriculture :

" Asma bint abu Bakr a rapporté qu'elle travaillait dans les champs lorsque Zubayr l’avait prise pour épouse, ils n’avaient pas de biens… Elle explique : " Je pétrissais de la farine, mais je n’étais pas habile à préparer le pain, des voisines, des femmes des Ansars me les faisaient, car elles étaient des amies… Un jour en transportant des récoltes, je rencontrai le Messager accompagné de plusieurs de ses amis, il m’appela fit s’agenouiller son cheval, et me fit monter en croupe derrière lui. Elle expliqua cela ensuite à son mari : 'J’ai eu honte car je sais comme tu es jaloux', ce à quoi Zubayr répondit : 'Par Dieu, il m’est moins pénible de te savoir en croupe derrière lui, que de te voir porter cette charge sur la tête'. Asma expliqua que cela dura jusqu’à ce qu’abu Baqr lui offre un cheval." 

A-2. Médecine :

* Il existait des exciseuses : Une dame nommée Umm Atiyyah pratiquait l'excision, le Prophète la vit un jour et lui dit : " N'exagère pas et ôte juste l'extrémité, car cela rendra son visage resplensissant et sera plus agréable pour son époux ".

* al-Bukhari écrit a rédigé un chapitre sous le titre : " Une dame peut soigner un homme, et un homme peut soigner une femme ", dans son fammeux Jami'ul Sahih. Expliquant qu'une femme peut pratiquer la médecine. Du temps du Prophète il y avait des accoucheuses et des femmes qui soignaient les blessés sur les champs de bataille...


A-3. Justice :

* De nombreuses personnes avaient recours à Aïcha dont des compagnons mâles au sujet de litiges. L'affirmation que les femmes peuvent juger uniquement dans des cas de litiges légers n'a aucun fondement vérifiable et consiste juste en une thèse sexiste typique des mentalités patriarcales. Si une femme est forte en matière de justice, il est légitime d'avoir recours à sa science.


A-4. Commerce :

* Khadija était fortunée, mais les femmes ne se lançant pas dans le commerce nécessitant des voyages trop périlleux, elle avait fait appel à Muhammad pour gérer ses caravanes de marchandises.


A-5. Services et Artisanat :


* Il existait encore des métiers tel que l'allaitement, les coiffeuses, et encore d'autres.

(2:233) : "  Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets. Au père de l’enfant de les nourrir et vêtir de manière convenable. Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage à cause de son enfant, ni le père, à cause de son enfant. Même obligation pour l’héritier. Et si, après s’être consultés, tous deux tombent d’accord pour décider le sevrage, nul grief à leur faire. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nul grief à vous faire non plus, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Et craignez Allah, et sachez qu’Allah observe ce que vous faites. "


B. Politique :

Une discrimination puissante en matière de politique aussi est soutenu souvent sur base d'un certain hadith disant : " Un état reposant sur les épaules d'une seule femme ne réussira pas ", en sorte d'exclure totalement les femmes du domaine politique. Or en réalité, le prophète a exprimé cela lorsque la fille de Chosroès l'a succédé à son décès en Perse, confrontée à ses adversaires romains. Et il est historiquement connu que le Chosroès Perse était considéré comme un dieu humain aux pouvoirs absolus. Ce qui nécessitait donc une aptitude politique très poussée. Il est évident que le Prophète parlait bien de cette situation précise où tout repose sur les épaules d'une seule dame. 

(27:15-38) : " (...) 22. Mais elle n’était restée (absente) que peu de temps et dit : « J’ai appris ce que tu n’as point appris; et je te rapporte de Saba une nouvelle sûre. 23. 'J’ai trouvé qu’une femme est leur reine, que de toute chose elle a été comblée et qu’elle a un trône magnifique. 24. Je l’ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d’Allah. Le Diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés.' 25. Que ne se prosternent-ils devant Allah qui fait sortir ce qui est caché dans les cieux et la terre, et qui sait ce que vous cachez et aussi ce que vous divulguez ? 26. Allah ! Point de divinité à part lui, le seigneur du Trône immense. 27. Alors, Salomon dit : « Nous allons voir si tu as dis la vérité ou si tu as menti. 28. Pars avec ma lettre que voici; puis lance-la à eux; ensuite tiens-toi à l’écart d’eux pour voir ce que sera leur réponse. 29. La reine dit : «Ô notables ! Une noble lettre m’a été lancée. 30. Elle vient de Salomon; et c’est: «Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 31. Ne soyez pas hautains avec moi et venez à moi en toute soumission». 32. Elle dit: «Ô notables! Conseillez-moi sur cette affaire: je ne déciderai rien sans que vous ne soyez présents (pour me conseiller)». 33. Ils dirent : «Nous sommes détenteurs d’une force et d’une puissance redoutable. Le commandement cependant t’appartient. Regarde donc ce que tu veux ordonner ». 34. Elle dit : « En vérité, quand les rois entrent dans une cité ils la corrompent, et font de ses honorables citoyens des humiliés. -Et c’est ainsi qu’ils agissent-. 35. Moi, je vais leur envoyer un présent, puis je verrai ce que les envoyés ramèneront ». 36. Puis, lorsque [la délégation] arriva auprès de Salomon, celui-ci dit: « Est-ce avec des biens que vous voulez m’aider ? Alors que ce qu’Allah m’a procuré est meilleur que ce qu’il vous a procuré. Mais c’est vous plutôt qui vous réjouissez de votre cadeau. 37. Retourne vers eux. Nous viendrons avec des armées contre lesquelles ils n’auront aucune résistance, et nous les en expulserons tout humiliés et méprisés. 38. Il dit : «Ô notables ! Qui de vous m’apportera son trône avant qu’ils ne viennent à moi soumis ? » (...) "



Le Coran justifie les paroles de la Reine de Saba disant que les Rois corrompent et humilient les honorables citoyens des cités vaincues en confirmant " et c'est ainsi qu'ils font "... Par conséquent, celle-ci n'est nullement critiquée pour être une femme dirigente. Le fait que tout le fardeau décisionnel politique ne repose pas sur son dos et qu'elle cherche conseil change par conséquent la situation de chez la fille de Chosroès. Puisque la Reine de Saba est entourée d'une cohorte de personnes compétentes.

Par ailleurs, le rôle puissant d'Aïcha dans les conflits politiques ayant succédé le meurtre du Caliphe Uthman est un exemple paleo-islamique du rôle d'une femme dans la politique hautement stratégique du monde musulman, qui était pleinement acceptée et désirée par un grand nombre des fidèles dans les débuts de l'islam.


C. Désigner les plus compétants dans les tâches :

Le Prophète commandait de désigner les personnes les plus compétantes pour les tâches à accomplir. Il décrivait même l'attribution des fonctions aux personnes les moins compétentes comme l'un des signes précurseurs à la Fin du Monde. 

al-Bukhari ( kitâb'ul ilm ) rapprte d'après abu Hurayra :

“Le Message parlait dans une mosquée et un bédouin arriva demander :

− Quant aura lieu la Résurrection ? 

Le Messager n'interrompit pas son sermon. 

Certaines personnes se disaient entre-eux :

− Le Messager à entendu le bédouin mais été irrité par sa question.

D'autres :

− Non, c'est plutôt qu'il ne l'a pas entendu. 

Ayant terminé son sermon, le Messager dit :

− Où est passé celui qui a demandé au sujet de la Résurrection ?

Le bédouin dit :

− Me voici Messager de Dieu. 

Le Messager :

− Lorsque se disipera l'esprit des responsabilités.

Le bédouin :

− Comment se réalisera cette disparition de l'esprit des responsabilités ?

Le Messager :

− "Quand le commandement sera confié à ceux qui n'en sont pas dignes…"



lundi 16 septembre 2013

XII. Femme, Maquillage et Esthétique




A. Coran :

(7:31-32) : " Ô enfants d’Adam, dans chaque lieu de Salât portez votre parure (vos habits). Et mangez et buvez; et ne commettez pas d’excès, car Il [Allah] n’aime pas ceux qui commettent des excès. Dis: «Qui a interdit la parure d’Allah, qu’Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures?» Dis: «Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans cette vie, et exclusivement à eux au Jour de la Résurrection.» Ainsi exposons-Nous clairement les versets pour les gens qui savent."

- Cet extrait encourage à se parer de ses plus beaux habits en allant à la mosquée, par conséquent sortir dehors dans un bel accoutrement est conforme au Coran.



Dans un hadith, le Prophète entre chez une femme et la trouve bien entretenue et lui dit : " Je vois que tu t'es faite belle, peut-être souhaite-tu te marier ? Cependant ta période de veuvage n'est pas arrivée à son terme, tu dois patienter quatre mois et dix jours ".


B. Les hadiths :

B-1. Selon un hadith considéré sain, le Prophète a interdit la soie et l'or aux mâles, et autorisé cela pour les femmes. 

B-2. De même, les habits jaunes et rouges sont prohibés aux mâles mais permis aux femmes de la bouche de Muhammad. 

B-3. Pareillement, teindre les cheveux est laissé libre. La couleur noire est selon certains prohibée, mais si la substance n'est pas du henné noir nocif cela est permis aussi. Sukayna (petite-fille) du Prophète par Hussayn bouclait ses cheveux et soutenait qu'il n'est pas impératif de les voiler. 

B-4. Colorer ses ongles avec du henné ou autres cosmétiques est de même permis. 

B-5. Le Prophète a dit selon une source fiable ceci : " Le cosmétique de l'homme est sans couleur mais parfumé, celui de la femme colore mais ne sent pas. "

B-6. Il est interdit à une veuve de se maquiller durant quatre mois et dix jours. 

B-7. Il est permis de teindre ses cils et paupières. Il en est de même pour les lèvres et autres parties du corps... A l'époque, les femmes mordillaient et mouillaient leurs lèvres pour les rendre plus rouges et pulpeuses.

B-8. Il existe des hadiths prohibant de faire un chignon, se raser les sourcils ou faire des tatouages définitifs. Cependant l'excédant de pilosité peut être diminué. Quant aux perruques, l'avis le plus pertinent est que si il s'agit d'implants permanents, cela est permis. 

B-9. Les transformations des seins et des organes sexuels pour des besoins sanitaires est également autorisé par de nombreuses fatwas.


B-1. Les perruques :

Les femmes Juives de Yathrib se rasaient complètement le crâne afin de ne pas exhiber un seul cheveux même chez-elles, tandis qu'elles se paraient de perruques luxuriantes et ostentatoires, et le Prophète interdit de les imiter aux musulmanes. 

Selon un hadith, un jour une jeune femme, semble-t-il, subit une perte de cheveux liée à un effluvium télogène avant son mariage. Aïcha aussi rapporte avoir subi une chute de cheveux après une très forte fièvre dans sa jeunesse, témoignant que cela était un phénomène connu dans la région à l'époque. 

" Une dame des Ansar avait donné sa fille en mariage. Mais sa fille avait subi une perte de cheveux. Celles-ci vinrent chez le Prophète et dirent : - ' Son futur époux a exigé à ma fille de les rallonger de mèches '. Le Messager répondit :  - ' Non. Celles qui rallongent leurs cheveux de fausses mèches ont été maudites.

Aïcha rapporte ceci : « Quand nous nous rendîmes à Médine, j'eus de la fièvre pendant un mois, et perdis mes cheveux; mais ils repoussèrent. »


B-2. La maladie lève les interdits :


Dans le contexte social de l'époque, il n'existait pas de vaccin, et régulièrement, des femmes subissaient des pertes de capillaires à la suite de fortes fièvres survenues à cause de la rougeole (effluvium telogène). Or, cela était connu pour ne pas être chronique, et était passager. Une mère demanda ainsi de faire porter des rallonges de mèches à sa fille à l'occasion des festivités de mariage. C'est cela qui est prohibé par le Prophète dans le récit cité plus haut. Les Juives de Yathrib se rasaient le crâne complètement et portaient ensuite de grandes perruques ostentatoires. Ainsi elles s'enlaidissaient en se rasant les cheveux, mais se faisaient belles avec des perruques chatoyantes.


Abu Hurayra rapportait avoir entendu le Messager dire : « II y avait parmi les Fils d’Israël trois hommes : un lépreux, un aveugle et un chauve... Décrétant de les éprouver, Allah leur envoya un ange. Ce dernier vint dire au lépreux : "Qu’est-ce que tu aimes le plus ?  — Les gens me trouve répugnant, répondit le lépreux, je veux bien avoir un beau teint et une belle peau." Sur ce, l’ange lui essuya la peau et l’homme de voir [la lèpre] disparaître en cédant la place à un teint et une peau beaux. (...) Il s’adressa ensuite au chauve et lui dit : "Qu’est-ce que tu aimes le plus ?  — Une belle chevelure, répondit l’homme." En effet, l’ange lui essuya [la tête] et l’homme eut tout de suite une belle chevelure. (...) »


Au sujet de la calvitie, un hadith supra rapporté par al-Bukhari explique comment un Ange vint chez une personne dans le passé pour lui rendre une belle chevelure. Or, ce récit témoigne que la calvitie est à concevoir comme une maladie ou une pathologie à soigner au même titre que la lèpre ou la cécité. Par conséquent le hadith prohibant la perruque à la jeune mariée se fonde sur une autre raison que d'ordre médical. En cas de calvitie chronique, la perruque peut être comparée à une quelconque autre prothèse. Et nous trouvons un cas de prothèse de nez en or fait fabriquer pour un compagnon du nom d'Arfajah ibn Sa'd al-Kinani sur ordre du Prophète, après qu'il en fut amputé lors d'une bataille. De même, le Prophète aurait, d'après Anas permis à deux compagnons Zubayr et Abd al-Rahman ibn al-Awf de porter des habits de soie, pourtant prohibés pour les mâles à cause de très violentes démangeaisons. Or, des hadiths sains disent pareillement à ce hadith de la perruque que les mâles portant des vêtements de soie en seront privés au paradis.



Humayd ibn Abd al-Rahman a entendu Muawiya prononcer ces paroles sur le minbar du Prophète l'année où il fit le pèlerinage, après avoir saisi une touffe de cheveux des mains d'un garde : "O Médinois, où sont donc vos savants ? J'ai entendu le Prophète interdire ceci en ces termes : "Les fils d'Israël ont courru à leur perte quand leurs femmes s'en sont parées." (al-Bukari, Libas.) 

* Ceci constitue la base de la prohibition du port ostentatoire de la perruque.


E. Raser les sourcils :

Dans un hadith nous lisons : " Dieu a maudit les namisat ".

عَنْ عَلْقَمَةَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ قَالَ
لَعَنَ اللَّهُ الْوَاشِمَاتِ وَالْمُسْتَوْشِمَاتِ وَالنَّامِصَاتِ وَالْمُتَنَمِّصَاتِ وَالْمُتَفَلِّجَاتِ لِلْحُسْنِ الْمُغَيِّرَاتِ خَلْقَ اللَّهِ
Ici aussi, il est fort probable qu'il s'agisse de même d'une pratique juive consistant à épiler complètement le corps. Il y a divergence au sujet du sens du terme نامصة [namiṣaʰ]Le sème مص [maṣ] suggère l'idée de sucer de lécher. Il semble que le terme moustique (ناموس) semble dériver de ce mème sème comme il suce le sang,  ou encore le nom en arabe pour le rat de Pharaon (نمس) : chasseur de serpents, qui avale les serpents. Il apparait ainsi que nous devons comprendre l'idée d'arracher les poils, avec une ficelle ou de la cire. Sans doute pour le corps en entier.

Il ne semble pas acquis que l'épilation ponctuelle soit visée par ces propos. Une mode au Moyen-Âge consistait en effet à supprimer les sourcils complètement et à épiler les cheveux en haut du front en sorte de montrer un front plus étendu considéré comme un canon de beauté à l'époque. Les cils mêmes étant arrachées parfois. D'où peut-être l'idée de sucer..

- Les Juives rasaient complètement leurs sourcils au point de complètement dénuder leurs visages. Une pratique remontant apparement à l'Egypte Ancienne. Cette suppression des sourcils au Moyen-Âge était une mode visant à exhiber un front plus étendu. Le Prophète recommandait par ailleurs l'épilation des aiselles, du pubis et le raccourcissement des cheveux. Il ressort que ce hadith concernait la suppression complète des sourcils ou des poils du corps. Il est plausible que les femmes de Yathrib cherchaient à imiter les Juives plus cultivées de la cité. L'interdiction par certains juristes d'ôter même un seul poil du visage se fonde pourtant sur ce hadith. Tandis que certains autres juristes autorisent à enlever les moustaches et barbes chez la femme. La cause de la prohibition dans ce hadith semble être l'altération de l'apparence naturelle. Il ne devrait y avoir aucune crainte à des retouches esthétiques n'altérant pas l'apparence naturelle. Ainsi les cosmétiques sont tolérés. La prohibition par le Prophète de cette pratique semble bien découler du dégoût suscité par ces déformations sur le visage de la femme, qui seraient contre-nature.

Hérodote racconte, au V° siècle avant Jésus, le caractère sacré du chat chez les Egyptiens, lorsqu'un chat meurt, les habitants de la maison se rasent les sourcils en signe de deuil, et ils se rasent tout le corps en guise de deuil si c'est un chien qui meurt[1].




F. Teindre ses cheveux en noir :

Le henné noir peut provoquer des soucis tels que rendre les cheveux verts. Pire, selon sa préparation il peut provoquer de sévères irritations cutanées. L'hypothèse que le Prophète déconseille de colorer les cheveux avec le cosmétique noir peut être simplement lié à cela. 

La question de la prohibition de colorer les cheveux en noir découle plausiblement de cet incident. Lorsque le père d'abu Bakr entra dans l'islam, on l'amena chez le Prophète. C'était le jour de la conquête de la Mecque. abu Quhafa est décrit dans les récits comme ayant une chevelure intensément blanche. Le Prophète aurait alors dit : " Changez cette couleur blanche avec une chose et éviter la chose noire " (al-Bukhari.)

Selon de nombreux juristes, la coloration en noir des cheveux chez les plus jeunes a été tenu pour permise. Ainsi Sa'd ibn abi Waqqas, Uqba ibn Amir, Hassan, Hussayn ou encore d'autres comme Jarir sont rapportés comme se colorant les cheveux en noir. Anas ibn Malik rapporte qu'abu Bakr teignait ses cheveux avec un mélange de henné et de katm,  tandis qu'Umar les colorait simpement au henné (rouge)[2].

Quant à cette prohibition, diverses interprétations ont été avancées. Certains juristes ont considéré cela comme une interdiction catégorique. D'autres ont lié cela à l'âge. Or, il est plausible que le Prophète ait simplement craint que la coloration au henné noir de la chevelure blanche du vieil homme lui ait donné une frimousse verdoyante humiliante ou déteignant vers du jaune. Ce qui est acquis à ce sujet est l'encourragement du Prophète à colorer les cheveux et la barbe sans spécification de couleur, que ce soit en blond, roux ou autre. Le cas d'abu Quhafa semble donc mal compris, il est probable qu'il s'agissait d'un simple conseil personnel et avisé. L'encouragement à colorer les cheveux gris ou blancs est même l'idée de base de l'incitation à utiliser une coloration. Reste que dans certains hadiths, nous apprenons que le Prophète lui-mêm usait d'un mélange de henné rouge et de katm pour noircir ses cheveux. 

Enfin, un certain hadith faible parlant de personnes colorant leurs cheveux dans une couleur noire intense tel la poitrine d'une colombe qui ne sentiront pas l'odeur du paradis. Ce hadith n'est pas fondé, mais tenu pour argument par certains en le consolidant sur base du hadith d'abu Quhafa étudié plus haut. 


G. Le maquillage est perçu comme un signe de féminité par Muhammad :

G-1. Si tu étais une femme tu aurais changé la couleur de tes ongles...

Aïcha rapporte qu'un jour une femme avança la main vers de prophète de derrière un rideau pour prêter serment d'allégence. Le Prophète aurait saisi sa main et demandé : " Je ne sais pas, est-ce là la main d'un homme ou celle d'une femme ? ". La femme répondit : " C'est la main d'une femme. ". Sur ce, le Prophète lui dit : " Si tu étais une femme, tu aurais changé la couleur de tes ongles. " (abu Dawud)


G-2. Obligation de se maquiller en dehors du veuvage :

Zaynab bin Salama rapporte : " Lorsque son père, abu Sufyan ibn Jarb décéda, Umm Habiba entama son deuil. On lui a envoyé plus tard un récipient contenant un cosmétique jaune. " Par Dieu, je n'éprouve aucune envie de me faire belle, mais j'ai entendu le Messager dire depuis son minbar : " La femme qui croit en Dieu ne doit rester en deuil et cesser de se maquiller plus de quatre mois et dix jours que pour son époux défunt " D'après cela, le maquillage de la femme n'est pas un droit, mais une nécessité.





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[1] L. Lareher, Histoire d'Hérodote, II : 56-57. éd. Musier & Nyon. (Paris, 1796)
[2] Qardawi, Fatawas p. 103.